Pep Guardiola, l’entraîneur de Manchester City, est devenu le rêve de l’Italie pour une refonte complète qui permettrait à la sélection nationale de retrouver son lustre d’antan. Cependant, le coût représente le principal obstacle à l’obtention d’un tel contrat pour les Azzurri.
L’Italie n’a pas réussi à se qualifier pour la Coupe du Monde 2026 après sa défaite face à la Bosnie-Herzégovine en finale des barrages européens aux tirs au but, ce qui a entraîné le limogeage de Gennaro Gattuso. La nomination d’un nouveau sélectionneur a été reportée jusqu’aux élections présidentielles de la Fédération italienne de football en juin.
L’Italie ne peut pas se permettre le salaire actuel de Pep Guardiola.
Selon un article de La Gazzetta dello Sport, l’Italie ne peut actuellement pas se permettre l’énorme salaire que Guardiola perçoit à Manchester City, qui s’élève à 14 millions d’euros, auxquels s’ajoutent des bonus pouvant porter son total à près de 20 millions d’euros, faisant de lui l’un des entraîneurs les mieux payés au monde.
En général, l’entraîneur le mieux payé de l’équipe nationale italienne ces dix dernières années était Roberto Mancini, avec un salaire de seulement 3 millions d’euros.
Le journal a souligné que la nomination d’Antonio Conte en 2014 avait contraint la Fédération italienne de football à conclure un accord de sponsoring avec Puma pour couvrir son salaire, qui atteignait alors 4,5 millions d’euros.
Salaires des entraîneurs de l’équipe nationale italienne ces dernières années
En réalité, entraîner une équipe nationale européenne n’est généralement pas synonyme de salaire élevé. L’Italie, l’une des meilleures équipes d’Europe, ne peut se permettre des salaires exorbitants, comme l’a démontré l’histoire de la dernière décennie.
Après le départ de Conte, Giampiero Ventura a pris la relève, avec un salaire de seulement 1,5 million d’euros. Il a été suivi par Mancini, qui a perçu un salaire bien plus important de 3 millions d’euros, entièrement financé par la Fédération italienne de football à l’époque, car il s’agissait du maximum qu’elle pouvait se permettre alors, et c’est toujours le cas aujourd’hui. Après le départ de Mancini, Luciano Spalletti a pris la relève, ne percevant que 2,8 millions d’euros de la sélection italienne. Gattuso, qui a entraîné l’équipe nationale pendant moins d’un an, a quant à lui reçu 800 000 euros, une somme qui en dit long sur la crise économique qui frappe le football italien.
Conte doit consentir à un sacrifice important pour revenir à la tête de l’équipe nationale italienne
Puma représente l’espoir de l’Italie pour recruter Guardiola.
Le scénario de Conte est similaire, et Puma pourrait potentiellement financer une grande partie du salaire de Guardiola pour qu’il prenne les rênes de l’équipe nationale. Cependant, cela reste incertain compte tenu du salaire élevé exigé par le « philosophe ».
Outre Puma, plusieurs autres sponsors pourraient tenter de fournir les fonds nécessaires au financement du contrat de Guardiola, mais ce scénario exige un travail acharné de la part du nouveau président dans les prochains mois.
La position de Guardiola concernant un poste de sélectionneur de l’équipe nationale italienne
Ces dernières années, Guardiola a clairement exprimé son intention de travailler avec des sélections nationales à l’avenir, notamment après son expérience à Manchester City. Son nom a longtemps été associé à la sélection brésilienne, mais la Seleção est actuellement dirigée par un autre entraîneur de classe mondiale, Carlo Ancelotti, qui restera en poste jusqu’à la Coupe du Monde 2030.
Interrogé sur la possibilité de prendre les rênes de l’équipe nationale italienne, Guardiola a répondu : « Pourquoi pas ? » Cela confirme qu’il serait ouvert à l’idée de prendre en main la Squadra Azzurra dans un avenir proche si l’occasion se présente.
Leonardo Bonucci, légende du football italien, mène la campagne pour la nomination de Guardiola. L’issue de cette affaire repose sur trois facteurs : premièrement, la décision de l’entraîneur de quitter City à la fin de la saison ou de prolonger son contrat d’un an ; deuxièmement, l’identité du nouveau président de la Fédération italienne de football ; et enfin, le financement du contrat de l’Espagnol par un sponsor.




