Le choix du pays qui accueillera la finale de la Coupe du monde 2030 s’invite dans la campagne électorale espagnole. À l’approche des élections législatives prévues le 29 novembre, Alberto Núñez Feijóo, chef du Parti populaire, a précisé quelle position il défendrait s’il prenait la tête du gouvernement.
L’Espagne coorganise le tournoi avec le Maroc et le Portugal. Cette édition marquera le centenaire de la première Coupe du monde. L’Uruguay, l’Argentine et le Paraguay accueilleront chacun un match dans le cadre des célébrations.
« L’Espagne doit accueillir la finale de la Coupe du monde. Si elle ne l’accueille pas, je pense qu’elle doit se retirer de l’organisation du tournoi », a déclaré Feijóo dans l’émission El Chiringuito. Interrogé sur l’éventualité d’une finale au Maroc, il a confirmé qu’il plaiderait pour un retrait de l’Espagne s’il devenait chef du gouvernement.
Pour défendre sa position, Feijóo a avancé trois arguments. Il a mis en avant l’expérience de l’Espagne dans l’organisation de grands événements sportifs, rappelé que le pays avait lancé sa candidature avec le Portugal avant que le Maroc ne les rejoigne et affirmé que l’Espagne avait remporté les dernières éditions masculine et féminine de la Coupe du monde.
Plusieurs stades sont en lice. Côté espagnol, le Santiago-Bernabéu à Madrid et le Camp Nou à Barcelone figurent parmi les principaux candidats. Le Maroc mise sur le Grand Stade Hassan II, à Benslimane, près de Casablanca.
La FIFA avait indiqué qu’elle dévoilerait le stade retenu en temps voulu, après des déclarations du côté marocain qui avaient alimenté, en septembre, les spéculations sur un choix déjà arrêté. La décision appartient toujours à la FIFA.
La Fédération espagnole de football a déjà annoncé qu’elle œuvrerait pour que la finale se joue en Espagne. Le retrait évoqué par Feijóo dépend, lui, de son arrivée à la tête du gouvernement et du choix de la FIFA.




