Le nom d’Arsène Wenger circule parmi les possibles adversaires de Gianni Infantino dans la course à la présidence de la FIFA. À l’approche de la date limite de dépôt des candidatures, l’ancien entraîneur d’Arsenal hésite encore à se lancer.
L’UEFA cherche un candidat capable de rallier des voix au-delà de l’Europe, après que son président, Aleksander Čeferin, a écarté l’idée de se présenter. Sa vice-présidente, Laura McAllister, a estimé que l’identité du candidat comptait moins que sa capacité à fédérer les associations nationales autour d’un programme de réformes.
Selon Foot Mercato, qui cite L’Équipe, Wenger devrait trancher au milieu de la semaine prochaine, à l’issue d’une série de réunions au cours desquelles ses soutiens, parmi lesquels figurent des responsables de la FIFA, tenteront de le convaincre de se présenter.
Âgé de 77 ans, le Français a noué des liens au sein de la FIFA depuis sa nomination à la direction du développement mondial du football en 2019. Ses 22 années à la tête d’Arsenal et sa popularité en Afrique et en Asie pourraient également lui permettre de recueillir des voix hors d’Europe.
Les tensions entre l’UEFA et Infantino se sont accentuées après la présentation d’un projet visant à céder à des investisseurs privés une participation de 20 % dans une structure chargée de gérer les droits commerciaux des compétitions de la FIFA. L’instance mondiale a abandonné le projet, mais les Européens continuent de réclamer l’accès aux documents et ont également soulevé des questions au sujet du Prix de la paix de la FIFA.
Bien qu’il se soit opposé au projet commercial, le président de la Confédération asiatique de football, le cheikh Salman ben Ibrahim Al Khalifa, a annoncé son soutien à la réélection d’Infantino, déjà appuyée par plusieurs fédérations asiatiques, dont celles d’Arabie saoudite et du Qatar.
Le désaccord porte aussi sur la possibilité pour Infantino de briguer un nouveau mandat. Miguel Maduro, ancien président de la commission de gouvernance de la FIFA, estime que le dirigeant a atteint la limite autorisée, tandis que le Conseil de la FIFA avait décidé que la période de 2016 à 2019 ne serait pas comptabilisée dans le calcul de ses mandats.
En attendant la décision de Wenger, Kozo Tashima, président honoraire de la Fédération japonaise, a annoncé son intention de se présenter. Chaque candidat doit obtenir le parrainage de cinq associations nationales et déposer son dossier au plus tard le 18 novembre, avant le vote prévu à Rabat le 18 mars 2027.




