L’Atlético de Madrid s’apprête à récolter une belle somme d’argent sur le transfert imminent de Rodri au FC Barcelone, une situation ironique alors même que le club madrilène venait de fermer la porte au Barça pour la venue de l’attaquant argentin Julián Álvarez.
Le FC Barcelone et Manchester City ont trouvé un accord de principe pour le transfert du milieu de terrain espagnol pour un montant de 65 millions d’euros fixes, assortis de 10 millions d’euros de bonus. L’officialisation de la transaction n’est plus qu’une question de temps.
En vertu de la réglementation de la FIFA sur les mécanismes de solidarité, les clubs ayant contribué à la formation d’un joueur entre ses 12 et 23 ans perçoivent un pourcentage sur la valeur de son transfert. Cette règle va directement bénéficier à l’Atlético de Madrid et à Villarreal.
L’Atlético devrait empocher environ 1,5 million d’euros, tandis que Villarreal percevra au moins 1,6 million d’euros, une somme pouvant atteindre 1,875 million d’euros selon l’activation des différentes variables contractuelles.
C’est l’un des paradoxes les plus saisissants du marché des transferts : alors que l’Atlético refuse fermement d’ouvrir les négociations pour le départ de Julián Álvarez vers la Catalogne, il s’apprête à renflouer ses caisses directement grâce au Barça via un autre joueur.
Pour rappel, Rodri a commencé sa formation au sein de l’académie de l’Atlético de Madrid avant de rejoindre Villarreal pour y poursuivre son apprentissage. Il a éclos avec l’équipe première du sous-marin jaune lors de la saison 2015-2016, s’imposant rapidement comme une valeur sûre du championnat espagnol.
À l’été 2018, l’Atlético l’avait racheté pour une seule saison avant de le céder à Manchester City en 2019. En Angleterre, le milieu espagnol s’est hissé au sommet du football mondial, remportant de nombreux titres majeurs—dont la Ligue des champions—ainsi que le Ballon d’Or 2024.




