Le stade Metropolitano s’est transformé en une tribune de jugement populaire pour Julián Álvarez, les supporters de l’Atlético de Madrid ayant accueilli leur attaquant argentin sous une bronca assourdissante et des chants réclamant son départ, lors du match nul palpitant 2-2 face à Villarreal pour le compte de la deuxième journée de Liga.
La colère des supporters trouve son origine dans la volonté affichée d’Álvarez de quitter l’Atlético pour rejoindre spécifiquement le FC Barcelone. L’attaquant a fait part de son souhait à Simeone et à la direction du club, estimant qu’un départ constituait la meilleure issue pour toutes les parties, tout en restant fermement attaché à la destination catalane malgré l’intérêt d’autres formations, notamment Arsenal.
Les sifflets à l’encontre d’Álvarez ont débuté dès l’annonce du nom de l’Argentin dans la liste des joueurs retenus, avant de redoubler lorsqu’il est sorti s’échauffer en seconde période. À son entrée sur la pelouse, une grande partie des travées a entonné : « Qu’il parte… dites-lui de partir immédiatement », accompagnés de chants hostiles au FC Barcelone.
Cette scène tendue s’est déroulée en parallèle d’un faux pas précoce pour les hommes de Diego Simeone ; l’Atlético a dilapidé un avantage de deux buts, permettant à Villarreal de revenir au score grâce à Gerard Moreno à la 66e minute et Georges Mikautadze à la 78e minute, devant se contenter d’un simple point à domicile après sa victoire lors de la première journée face à Málaga.
Au cœur de la crise, plusieurs médias ont révélé que le directeur général de l’Atlético de Madrid, Miguel Ángel Gil Marín, a insisté pour que la présence d’Álvarez figure sur la feuille de match contre Villarreal, imposant à Simeone de le convoquer afin qu’il affronte directement la réaction des tribunes, dans l’espoir que la colère des supporters le pousse à accepter un départ vers n’importe quel autre club que le Barça.
Gil Marín refuse catégoriquement l’idée d’un transfert du joueur chez les Blaugranas, ayant signifié à l’attaquant, à son agent et à la direction catalane que l’Atlético ne donnera jamais son feu vert pour une vente au Barça, même si l’offre venait à atteindre 150 ou 200 millions d’euros.
Álvarez est entré en jeu immédiatement après le premier but de Villarreal à la 66e minute, mais la bronca a totalement couvert le moment de son apparition. Il n’est pas parvenu à redynamiser l’attaque des siens ni à empêcher les visiteurs d’égaliser. Son premier retour en Liga depuis mars dernier s’est ainsi changé en une soirée bien lourde, confirmant le fossé grandissant entre lui et les fans du club.
L’Atlético ressort de cette rencontre avec un double revers : deux points abandonnés tôt dans la course au titre, et une crise majeure autour de sa star qui est passée du statut de différend en coulisses à une confrontation ouverte avec le public. Entre l’obstination d’Álvarez à rejoindre Barcelone et le veto strict de Gil Marín, un départ reste envisageable, mais la destination rêvée par le joueur demeure strictement verrouillée.




