Lucas Hernandez, joueur du Paris Saint-Germain, est poursuivi pour traite d’êtres humains et exploitation par le travail forcé par le parquet de Versailles.
Les faits remontent à septembre 2024, date à laquelle Hernandez aurait employé une famille colombienne – un père, sa femme et leurs trois enfants – à son domicile sans permis de séjour et pour des horaires de travail excessivement longs.
Selon le quotidien Paris Match, la famille travaillait pour Hernandez sans contrat de travail, effectuant entre 72 et 84 heures par semaine pour des tâches de sécurité, de ménage, de cuisine et de garde d’enfants.
Hernandez n’a pas déclaré ses employés à la sécurité sociale française, comme l’exige la loi. Par conséquent, aucun justificatif de salaire n’a été établi et le joueur les a payés en espèces, sans aucun contrat écrit.
Lola Dubois, l’avocate des plaignants, a plaidé que l’absence de contrats et de cotisations sociales démontrait clairement « l’intention criminelle », d’autant plus que la famille affirme avoir obtenu de faux documents espagnols pour légitimer sa situation, ayant signé des accords de confidentialité en février 2025 pour le joueur et son épouse.
La plainte fait également état d’un incident survenu en décembre 2024, au cours duquel la famille Hernandez aurait utilisé des armes à feu et des couteaux lors d’une tentative de cambriolage à leur domicile.
Parallèlement, la famille colombienne affirme avoir subi des pressions et des intimidations verbales, qui ont contraint les cinq hommes à démissionner en novembre 2025 et à déposer plainte début janvier 2026.
Hernandez, par l’intermédiaire de son avocat, a d’abord nié ces accusations, mais il devra désormais comparaître devant le procureur à Versailles pour complément d’enquête avant que l’affaire ne soit portée devant les tribunaux. Si les allégations sont avérées, il encourt une peine d’emprisonnement ainsi que de lourdes amendes à verser à l’État français et à la famille colombienne.


