Les coulisses de l’offre colossale du Real Madrid pour Julián Álvarez ont rouvert le dossier des relations brisées avec le FC Barcelone. La manœuvre de Florentino Pérez s’apparente à un coup de poker tactique visant à faire grimper le prix de l’attaquant argentin et à priver le rival catalan de sa signature.
L’offre fantôme de 150 millions d’euros
Selon José Félix Díaz, directeur du journal AS, les relations entre les deux géants espagnols sont désormais totalement rompues. Pendant ce temps, les répliques de l’offre de 150 millions d’euros continuent de paralyser les discussions entre le Barça et l’Atlético de Madrid.
Le Real Madrid a formulé cette offre au début de l’actuel mercato estival, en pleine période d’élections présidentielles au sein du club merengue. Florentino Pérez avait alors promis aux supporters une recrue phare, s’engageant à formuler la plus grosse offre de l’histoire du club.
Pérez avait déclaré : « Nous présenterons une offre d’au moins 150 millions d’euros à un club de la Ligue des Champions pour un joueur de calibre Galactique. »
Deux jours après sa réélection, le Real a officiellement proposé cette somme à l’Atlético pour Álvarez. Mais l’histoire s’arrête là :
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Le Real Madrid n’a entamé aucune négociation prolongée.
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Aucune nouvelle offre n’a été soumise après le refus de l’Atlético.
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Sportivement, l’attaquant argentin n’a jamais été une priorité absolue pour l’équipe madrilène.
Un coup de maître de Florentino Pérez ?
Ce déroulement laisse place à une tout autre interprétation. L’offre a permis à Pérez de faire d’une pierre deux coups :
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Tenir sa promesse électorale envers les socios.
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Dresser un mur financier infranchissable devant le FC Barcelone.
Le Barça travaillait sur un transfert d’Álvarez pour environ 100 millions d’euros. L’offre du Real a fait exploser le plafond de la transaction, rendant impossible pour l’Atlético de justifier une vente au club catalan pour un montant inférieur à celui qu’ils venaient de refuser du Real Madrid.
Même sans recruter Álvarez, le Real a atteint son but : le prix du joueur a flambé, les plans du Barça ont été contrecarrés, et Madrid a rapidement refermé le dossier.
La fin de l’alliance du Clásico
Cet épisode ajoute un nouveau chapitre à une relation passée de l’alliance stratégique à l’hostilité ouverte. En 2021, Pérez et Joan Laporta faisaient front commun pour lancer la Super Ligue Européenne.
Le partenariat a commencé à se fissurer lorsque le Real Madrid s’est constitué partie civile dans l’« Affaire Negreira » en mars 2023. En janvier 2026, Laporta déclarait : « Les relations avec le Real Madrid sont mauvaises et totalement rompues. Si nous étions rivaux avant, nous le sommes encore plus aujourd’hui. »
La rupture a été consommée en février 2026 avec le retrait officiel du Barça du projet de Super Ligue, laissant le Real Madrid seul, la direction catalane préférant renouer avec l’UEFA et l’ECA.
La position ferme de l’Atlético : Pas de transfert au Barça
Le dossier Álvarez est donc au point mort. L’obstacle principal n’est pas la demande de 150 M€ de l’Atlético, mais bien son refus catégorique de vendre le joueur à Barcelone.
Les dirigeants des Colchoneros ont clairement signifié au joueur qu’il ne rejoindra pas le Camp Nou, quel que soit le montant proposé. Le PDG Miguel Ángel Gil Marín a souligné que la réponse au Barça est un « non définitif », précisant qu’ils n’accepteraient ni 100, ni 150, ni même 200 millions d’euros.
Álvarez, sous contrat jusqu’en 2030, a fait part à Diego Simeone de son désir de rejoindre Barcelone si l’occasion se présentait. Cependant, l’entraîneur argentin lui a réaffirmé qu’il comptait sur lui pour la nouvelle saison, et le joueur n’a pas l’intention d’aller au bras de fer pour forcer son départ.




