Les autorités françaises ont mis au jour un projet criminel visant à kidnapper et agresser la star du Real Madrid Kylian Mbappé, après la découverte de son nom sur une liste établie par une bande organisée ciblant des sportifs, des artistes et de riches hommes d’affaires.
Selon les informations de Le Parisien, Clément L., un Franco-Suisse de 18 ans connu sous le pseudonyme « Lester Z », a été mis en examen le 21 août à Nanterre pour vol en bande organisée aux côtés d’un complice.
Les autorités le soupçonnent d’avoir orchestré une série de séquestrations à domicile et de tentatives d’enlèvement entre le 11 avril et le 19 août à Neuilly-sur-Seine, Saint-Brice-sous-Forêt et Santeny, et ce depuis sa cellule où il était déjà incarcéré pour vol aggravé et proxénétisme.
Selon l’enquête, le suspect transmettait ses instructions depuis la prison de Villepinte via l’application Snapchat. La saisie de deux téléphones portables a permis aux enquêteurs de découvrir les coordonnées et adresses de 26 cibles potentielles, dont Kylian Mbappé, un rappeurs, des footballeurs professionnels et des chefs d’entreprise.
Le réseau a commencé à tomber après le ciblage d’un horloger à Neuilly-sur-Seine le 25 avril. Trois individus déguisés en livreurs avaient déposé un carton vide devant son domicile, provoquant sa méfiance. L’artisan ayant prévenu la police, les suspects avaient pris la fuite.
Quelques jours plus tard, deux hommes armés braquaient la boutique parisienne du même horloger, dérobant 11 montres de luxe estimées à 150 000 euros. L’un des braqueurs a été interpellé après être entré en collision avec un camion lors de sa fuite, et les empreintes relevées sur le carton vide ont guidé les enquêteurs vers les autres membres du réseau.
La liste comprenait des joailliers, des grossistes et plusieurs personnalités fortunées aux côtés de Mbappé, bien que le rapport précise que le projet d’enlèvement du joueur n’a connu aucun début d’exécution. Clément nie être le cerveau de l’organisation, affirmant n’être qu’un simple intermédiaire. Il a été placé en isolement, tandis que son complice a été libéré sous contrôle judiciaire pendant que l’instruction se poursuit.




