Aston Villa, sous la présidence du milliardaire égyptien Nassef Sawiris, a annoncé son intention d’engager des poursuites judiciaires contre Jamie Carragher, estimant que les propos de l’ancien défenseur de Liverpool ont dépassé le cadre de la simple critique pour devenir une insulte envers le club et ses supporters.
La position du club a été officialisée dans un communiqué signé par Sawiris vendredi soir, dans le sillage de la polémique déclenchée par Carragher lors de son passage dans le podcast Stick to Football, alors qu’il évoquait l’hypothèse de voir Unai Emery prendre les rênes de Manchester United.
L’affaire a débuté lorsque le consultant anglais a suggéré qu’Emery pourrait être tenté de diriger un club de la dimension de Manchester United, en dépit du travail accompli à Villa, avant d’entrer en confrontation avec des supporters contestant l’idée qu’un tel départ constituerait une progression.
Carragher a notamment déclaré qu’« Aston Villa ne sera jamais Manchester United », avant d’inviter les supporters au silence en utilisant des termes vulgaires, un écart de langage qui a donné à la discussion une tournure allant bien au-delà de la comparaison sportive.
S’appuyant sur l’existence d’une hiérarchie naturelle entre les clubs, Carragher a cité en exemple le transfert de Cristiano Ronaldo de Manchester United vers le Real Madrid, soutenant qu’Aston Villa bénéficie également de cette logique pour attirer des joueurs et des entraîneurs issus de clubs plus modestes.
Le communiqué signé par Sawiris a répondu fermement : « Aston Villa va engager des démarches légales contre Jamie Carragher en raison de ses offenses inacceptables envers le club et ses supporters », réaffirmant la détermination de la direction à poursuivre l’ascension de l’équipe en Angleterre et sur la scène européenne.
De son côté, Carragher a défendu ses propos en affirmant : « C’était une plaisanterie », expliquant qu’il s’agissait d’une réaction aux attaques de supporters, tout en rappelant qu’il avait encensé Emery et le club à de nombreuses reprises. Ses déclarations n’incluaient toutefois aucun excuse formelle concernant l’expression ayant suscité la colère des fans.
Ce bras de fer intervient alors que le projet porté par Sawiris et son associé Wes Edens depuis leur arrivée en 2018 continue de transformer le club. Pour l’heure, l’annonce se limite à l’intention d’agir en justice, le communiqué ne précisant ni le dépôt effectif d’une plainte, ni la nature exacte des réparations demandées ou le fondement juridique de l’action.




