Le retour tant attendu du Rayo Vallecano dans son stade s’est transformé en une soirée chaotique après la décision de l’arbitre José María Sánchez Martínez de suspendre la rencontre face à l’Athletic Bilbao, alors que le score affichait un match nul et vierge, en raison de jets massifs de projectiles sur la pelouse de la part des supporters.
Ces incidents n’avaient rien de spontané, précédés par des appels à manifester lancés par les tribunes pour protester contre le président du club, Raúl Martín Presa, à l’occasion du premier match à domicile du Rayo dans son stade de Vallecas après une absence de 147 jours.
La crise a éclaté à la 13e minute lorsque des centaines d’avions en papier et de petites balles en plastique ont été lancés sur le terrain alors que Bilbao s’apprêtait à tirer un corner, contraignant l’arbitre à interrompre le jeu pendant une dizaine de minutes pour activer la première phase du protocole relatif aux incidents en tribunes.
À la reprise de la partie, les jets de projectiles ont repris, poussant l’arbitre à renvoyer les acteurs aux vestiaires. Les capitaines du Rayo, Isi Palazón et Óscar Valentín, sont allés s’entretenir avec les supporters du groupe « Bukaneros » afin de tenter d’apaiser les tensions.
Les deux équipes ont fait leur retour sur la pelouse, mais le jeu n’a duré que 16 secondes avant qu’une nouvelle pluie d’objets ne s’abatte, incluant des bouteilles et un siège arraché des tribunes. Face à cette situation, le coordinateur de la sécurité a indiqué à l’arbitre l’impossibilité de garantir l’intégrité physique des joueurs et des officiels, entraînant la décision définitive de suspendre la rencontre.
Le rapport de l’arbitre a attesté qu’aucun joueur ni officiel n’avait été touché par les objets, mais la persistance des jets malgré les avertissements et les tentatives de médiation a rendu impossible la poursuite du match dans de telles conditions.
La colère des supporters est intimement liée à la gestion de Presa, à la piètre condition des infrastructures de Vallecas et aux péripéties qui ont éloigné l’équipe de son antre, contraignant le Rayo à disputer ses trois premiers matchs à domicile au stade Butarque de Leganés. Avant le coup d’envoi, des tracts avaient été distribués pour appeler à siffler dès la première minute et à lancer les avions en papier à la 13e minute, tout en entonnant des slogans réclamant le départ du président.
La Liga a indiqué qu’une nouvelle date pour ce match serait communiquée prochainement, tandis que le Rayo se prépare à affronter Getafe le 19 octobre. Le rapport arbitral devrait être transmis aux instances disciplinaires, ouvrant la voie à de possibles sanctions telles qu’une amende, un huis clos partiel ou total, bien qu’aucune décision officielle concernant la sanction ou les modalités de fin de match n’ait encore été prononcée.




