L’Al Ahly étudie la possibilité d’adresser une demande officielle à la Fédération égyptienne de football (EFA) afin d’exempter ses joueurs internationaux de la rencontre amicale contre l’Afrique du Sud le 4 octobre, après l’autorisation accordée à Mohamed Salah de quitter le rassemblement dans la foulée du match nul contre l’Angola et de faire l’impasse sur le déplacement au Soudan du Sud.
Le club cairote souhaite récupérer ses cadres avant le derby au sommet face au Zamalek, programmé juste après la trêve internationale, afin de leur éviter fatigue et blessures lors d’un match amical sans enjeu de points ni de qualification.
Le rassemblement des Pharaons compte actuellement six joueurs d’Al Ahly : Mostafa Shobier, Mohamed Hany, Marwan Attia, Emam Ashour, Ahmed Mostafa « Zizo », et Ali Mahmoud. Un feu vert de la fédération porterait un coup dur aux plans du sélectionneur Hossam Hassan en vue de cette confrontation.
L’exception Salah ouvre la voie aux clubs locaux
Al Ahly s’appuie sur la décision du staff technique d’accorder du repos à Salah, estimant que le principe de précaution entourant les joueurs doit également s’appliquer aux éléments évoluant dans le championnat local à l’approche du derby.
De son côté, le Zamalek pourrait adopter une posture similaire pour protéger ses internationaux, bien qu’aucune demande officielle n’ait encore été formulée par le comité directeur du club ou confirmée par l’EFA.
Cette démarche concerne exclusivement la rencontre amicale face à l’Afrique du Sud et n’impacte pas le match officiel contre le Soudan du Sud dans le cadre des éliminatoires de la CAN. Sauf contre-ordre administratif ou motif médical, les joueurs des deux clubs phares du Caire participeront bien au déplacement à Djouba.
Hossam Hassan projetait initialement d’aligner son équipe type contre l’Afrique du Sud sans accorder de dérogations aux expatriés. Toutefois, le départ anticipé de Salah offre un argument de poids à Al Ahly pour réclamer un traitement équivalent, dans un contexte de calendrier particulièrement chargé.
Le sélectionneur se retrouve ainsi confronté à une nouvelle zone de turbulences après le nul face à l’Angola, les tensions nées de ses déclarations sur le gardien Mohamed El Shenawy et les débats suscités par le départ de Salah.
Si l’EFA venait à valider la libération des joueurs des deux grands clubs de la capitale, la sélection égyptienne aborderait ce match amical avec un effectif largement amoindri, ce qui fragiliserait la position et l’autorité d’Hossam Hassan au sein du groupe.




