Granit Xhaka a été reconnu coupable d’avoir obtenu un certificat de vaccination contre le COVID-19 falsifié, mais le jugement rendu à l’encontre du capitaine de Sunderland ne comporte aucune interdiction de jouer au football pendant deux ans, contrairement à ce que laissait entendre la rumeur.
La sanction réelle se résume à une amende avec sursis d’un montant de 150 000 francs suisses, assortie d’une période de mise à l’épreuve de deux ans. Il existe une nuance juridique fondamentale entre le sursis d’exécution d’une amende et une suspension sportive disciplinaire.
La peine financière se compose de 50 jours-amendes fixés à 3 000 francs chacun. Xhaka ne sera pas tenu d’acquitter ce montant à condition de ne commettre aucune nouvelle infraction au cours de sa mise à l’épreuve, le joueur ayant par ailleurs confirmé s’être déjà acquitté de l’ensemble des frais de justice.
« J’accepte la décision et j’assume la responsabilité de mes actes », a déclaré le milieu de terrain dans un communiqué, précisant avoir collaboré pleinement avec les autorités d’enquête dès le début de la procédure.
Les faits remontent à 2022, époque à laquelle Xhaka s’était procuré ce faux certificat lors d’une période où il éprouvait, selon ses dires, une vive méfiance à l’égard des vaccins anti-COVID, avant de reconnaître ultérieurement l’erreur commise.
Les répercussions ont toutefois touché sa carrière internationale : la Fédération suisse de football a décidé de l’écarter du dernier rassemblement de la Nati, lui faisant manquer quatre rencontres de Ligue des nations face à la Macédoine du Nord, l’Écosse et la Slovénie.
Aujourd’hui âgé de 34 ans, Xhaka porte le brassard de capitaine à Sunderland après un parcours remarquable marqué par ses passages à Arsenal, au Bayer Leverkusen et en équipe de Suisse. Le jugement actuel ne lui interdit aucunement de poursuivre la compétition sous les couleurs de son club.
Par conséquent, les « deux ans » correspondent exclusivement à une durée d’épreuve juridique pouvant entraîner l’application de l’amende en cas de récidive, et non à une interdiction de jouer ou de s’entraîner jusqu’en 2028.




