Le conflit opposant le FC Barcelone à Florentino Pérez est passé du terrain des communiqués et déclarations à la sphère judiciaire, après la convocation du président du Real Madrid et du club catalan par un tribunal madrilène dans le cadre d’une audience de conciliation.
La juridiction a fixé la date de la séance au 25 novembre, une étape préalable obligatoire avant le dépôt de la plainte au pénal que le FC Barcelone menace d’engager contre Florentino Pérez pour diffamation et atteinte à la réputation du club.
L’affaire trouve son origine dans des propos tenus par Pérez lors d’une conférence de presse le 12 mai, réitérés le lendemain dans un entretien accordé aux médias, établissant un lien direct entre les titres du Barça et l’affaire José María Enríquez Negreira.
Le président de la Maison Blanche avait alors affirmé avoir remporté sept titres de champion d’Espagne alors qu’il aurait pu en décrocher 14, soutenant que les autres trophées lui avaient été « volés » et qualifiant le dossier Negreira de plus grand scandale de corruption de l’histoire du football.
En réponse, le FC Barcelone a soumis le 12 juin une demande de conciliation obligatoire, exigeant le retrait officiel de propos qu’il estime avoir été tenus en toute connaissance de leur caractère mensonger et au mépris de l’image de l’institution.
Pour rappel, l’affaire Negreira concerne des versements supérieurs à 7 millions d’euros effectués par le FC Barcelone entre 2001 et 2018 à des sociétés liées à l’ancien vice-président du Comité technique des arbitres (CTA). La qualification de corruption passive/active a été écartée au motif que Negreira n’avait pas le statut d’agent public, mais l’instruction sur d’autres chefs d’accusation se poursuit.
Si Florentino Pérez se rétracte au cours de l’audience, le Barça pourrait clore le dossier. En revanche, son absence ou son refus de retirer ses propos conduira le club catalan, conformément à sa ligne de conduite affichée, à déposer une plainte pénale pour diffamation.




