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Malgré les critiques, la FIFA confirme la candidature d’Infantino pour 2027

La FIFA a mis fin aux spéculations entourant l’avenir de Gianni Infantino en confirmant que le président actuel sera bel et bien candidat à sa réélection en 2027, malgré la montée des critiques et les appels au changement au sein de l’instance suprême du football mondial.

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Cette mise au point intervient quelques heures après le refus d’Infantino de répondre aux questions concernant une éventuelle démission ou un retrait de la course lors de l’ouverture de la Coupe du Monde Féminine U-20 en Pologne, se contentant de déclarer que son avenir serait évoqué en « temps et lieu opportuns ».

Infantino refuse de se retirer de la course à la présidence de la FIFA

Un porte-parole de la FIFA a déclaré : « Le président de la FIFA a annoncé en avril qu’il briguerait un nouveau mandat en 2027. Rien n’a changé, M. Infantino sera candidat. » Le scrutin est prévu à Rabat le 18 mars 2027, tandis que la date limite de dépôt des candidatures est fixée au 18 novembre 2026.

Le maintien de la candidature d’Infantino survient après la crise la plus aiguë de son décennat à la tête de l’instance. Il a été contraint de retirer le projet « FIFA Forward Enterprise », qui visait à créer une entité de 20 milliards de dollars et à céder 20 % des droits commerciaux des compétitions de la FIFA à des investisseurs privés pour environ 4,2 milliards de dollars, face à l’opposition ferme de l’UEFA et de plusieurs confédérations et fédérations nationales.

Les critiques se sont également intensifiées en raison de sa proximité avec le président américain Donald Trump. Initiée publiquement lors du premier mandat de ce dernier, cette relation a vu Infantino qualifier Trump de « grand ami », assister à son investiture et lui décerner le premier Prix de la Paix de la FIFA. La polémique s’est amplifiée lorsque Trump a affirmé être intervenu dans la révision de la suspension de l’attaquant américain Folarin Balogun lors de la Coupe du Monde, peine transformée par la suite en sursis, suscitant des accusations d’atteinte à l’indépendance des instances disciplinaires et à la neutralité politique.

Des fédérations européennes majeures, dont les fédérations anglaise et italienne, ont retiré leur soutien à la candidature d’Infantino. Si le président de l’UEFA, Aleksander Čeferin, a exclu de se présenter, il a dit s’attendre à l’émergence d’un rival. Le Canadien Victor Montagliani, président de la CONCACAF et vice-président de la FIFA, est le nom le plus fréquemment cité comme candidat potentiel soutenu par l’Europe, bien qu’il n’ait pas encore officialisé sa démarche.

Le parcours de Gianni Infantino dans les instances du football

Juriste suisse d’origine italienne, Infantino a rejoint l’UEFA en 2000, gravissant les échelons des services juridiques avant d’être nommé secrétaire général en 2009. Il a été élu président de la FIFA en février 2016 à la suite de la crise qui a mis fin à l’ère Sepp Blatter, puis réélu par acclamation en 2019 et 2023.

Son mandat a été marqué par l’introduction de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR), le passage de la Coupe du Monde à 48 équipes et l’augmentation des fonds de développement, la FIFA faisant état de plus de 5 milliards de dollars investis auprès des fédérations membres depuis 2016. Infantino conserve un appui solide en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud, ayant recueilli le soutien de plus de 200 fédérations avant les récentes tensions. L’élection de mars 2027 permettra de mesurer si la fronde européenne parviendra à structurer une opposition capable de priver le président sortant d’un quatrième et dernier mandat jusqu’en 2031.