Javier Tebas, président de La Liga, a vivement attaqué Nasser Al-Khelaïfi, président du Paris Saint-Germain et de l’Association Européenne des Clubs (ECA), affirmant qu’il ne le considérait pas comme le profil adéquat pour succéder à Gianni Infantino à la tête de la FIFA.
Ces déclarations surviennent dans un contexte de contestation croissante envers Infantino et l’émergence de plusieurs candidats potentiels, parmi lesquels figure Al-Khelaïfi, bien que l’entourage du dirigeant qatari nie toute intention de se présenter à l’élection présidentielle de la FIFA en 2027.
« Je pense que Nasser serait plus utile à la tête du Paris Saint-Germain, mais il ne ferait pas un bon président de la FIFA », a déclaré Tebas à propos d’une éventuelle accession d’Al-Khelaïfi à la présidence.
Le patron du football espagnol a précisé que sa réticence était liée aux méthodes de gestion d’Al-Khelaïfi, estimant que le président du PSG ne défend pas réellement le modèle sportif européen dont il se réclame.
Tebas a également vivement critiqué sa présidence de l’ECA, soutenant qu’un nombre restreint de clubs puissants y confisquait le pouvoir décisionnel : « Il défend un modèle élitiste avec lequel je suis en désaccord total. »
Le président de La Liga ne s’est pas arrêté là, réitérant son appel au départ de Gianni Infantino de la présidence de l’instance internationale : « Selon moi, oui. Je pense que son cycle est terminé. »
Le dirigeant espagnol a toutefois reconnu que le système électoral de la FIFA rendait tout changement à la tête de l’institution extrêmement difficile, en raison du soutien massif des fédérations nationales et de l’absence d’une opposition structurée. « Il ne devrait pas rester, mais la réalité politique fait qu’il ne partira pas », a-t-il concédé.
Les critiques contre Infantino se sont multipliées après le projet de création d’une société commerciale visant à céder une partie des droits des Coupes du Monde à des investisseurs privés, une idée abandonnée face à la levée de boucliers générale. Tebas avait déjà critiqué la proposition d’élargir le Mondial 2030 à 64 sélections ainsi que l’organisation de la Coupe du Monde 2026, accusant la FIFA d’agir au détriment des intérêts des clubs et des championnats nationaux.


