Arsène Wenger, directeur du développement du football mondial de la FIFA, a admis l’insatisfaction générale des supporters concernant les pauses fraîcheur obligatoires instaurées durant la Coupe du Monde 2026.
La fédération internationale avait imposé un arrêt de jeu de trois minutes à chaque mi-temps de toutes les rencontres disputées aux États-Unis, au Canada et au Mexique, sans tenir compte des températures réelles ni des conditions météo, affirmant que cette mesure visait à protéger la santé des joueurs.
« Parfois, les gens n’ont pas apprécié ces pauses fraîcheur. Après la Coupe du Monde, nous analyserons l’impact qu’elles ont eu et nous en tirerons les conclusions nécessaires », a déclaré l’ancien entraîneur d’Arsenal.
Wenger a ajouté : « De mon point de vue, ces décisions n’ont pas influencé le résultat des matchs, mais il y a un réel mécontentement des supporters, en particulier lors des rencontres disputées dans des stades fermés ou couverts ».
Ces interruptions ont régulièrement été accueillies par les sifflets du public, sous fond d’accusations de mercantilisme, beaucoup y voyant un prétexte pour diffuser des spots publicitaires et offrir des temps morts tactiques aux entraîneurs. Le coût d’un écran publicitaire de 30 secondes sur Fox Sports oscille entre 200 000 et 300 000 dollars, et peut atteindre 750 000 dollars lors des matchs de l’équipe américaine et des phases finales.
De son côté, l’UEFA a d’ores et déjà exclu d’appliquer cette mesure dans ses compétitions. Le sélectionneur de l’Angleterre, Thomas Tuchel, l’a également critiquée, estimant qu’elle dénaturait l’identité et le rythme du jeu. À l’inverse, le coach de l’Espagne, Luis de la Fuente, s’est positionné en faveur de la règle, la considérant comme un moyen de protéger les athlètes et de leur permettre de souffler.
Concernant le passage de la Coupe du Monde de 32 à 48 équipes, Wenger a rappelé que si cette décision avait été fortement contestée avant le coup d’envoi, elle était éthiquement nécessaire pour donner à un plus grand nombre de nations la chance de participer au Mondial.
Le dirigeant français a conclu en réaffirmant sa conviction quant au bien-fondé de cet élargissement, qualifiant cette édition à 48 sélections de « grand succès », malgré les craintes et les critiques initiales.




