Le président de la Fédération espagnole de football, Rafael Louzán, a relancé la bataille pour l’accueil de la finale de la Coupe du monde 2030 en apportant son soutien au Spotify Camp Nou.
Louzán s’est exprimé lors d’un événement organisé à Barcelone, où le maire de la ville, Jaume Collboni, a réaffirmé sa volonté d’accueillir la finale. Son projet a reçu une réponse favorable, renforçant la place du stade du club catalan dans la course.
Réagissant au souhait de Collboni de voir le trophée à Barcelone en 2030, le président de la fédération a déclaré : « J’espère que cela se produira. C’est une possibilité. » Il a également exprimé son espoir de voir l’Espagne soulever la coupe devant son public.
Ces déclarations ne mettent toutefois pas le Santiago Bernabéu hors course. Le soutien au Camp Nou ne fait pas non plus de celui-ci l’unique candidat espagnol : le stade du Real Madrid reste présenté comme le favori en Espagne, sans avoir obtenu de décision officielle lui attribuant la finale.
Les deux enceintes affrontent la forte concurrence du Maroc, qui souhaite accueillir la rencontre au stade Hassan-II, près de Casablanca. Sa capacité prévue d’environ 115 000 spectateurs constituerait un atout majeur pour le dossier marocain face à ses concurrents.
Le quotidien britannique The Times avait précédemment affirmé que Gianni Infantino avait proposé d’attribuer la finale au Maroc en échange d’un soutien à son maintien à la présidence de la FIFA au-delà de l’élection de 2027. Le journal liait ainsi les chances du royaume à l’avenir du dirigeant de l’instance mondiale.
Des sources au sein de la FIFA ont toutefois démenti auprès de l’agence de presse espagnole EFE toute promesse concernant le stade de la finale, assurant que la décision serait prise en temps voulu. Les informations sur la position prêtée à Infantino n’ont donc débouché ni sur un accord annoncé ni sur une décision contraignante.
Concernant le calendrier, Mundo Deportivo, citant ses sources, indique que le stade retenu devrait être dévoilé en 2028, environ deux ans avant le tournoi. La FIFA n’a annoncé aucune date précise pour cette décision.
L’Espagne, le Maroc et le Portugal organiseront conjointement la compétition, mais l’attribution de son match le plus prestigieux reste ouverte. Les dernières déclarations de Louzán ajoutent une rivalité interne à l’Espagne à la concurrence déjà engagée avec le Maroc, tandis que le dernier mot reviendra à la FIFA.




