L’entraîneur du Paris Saint-Germain, Luis Enrique, a dévoilé sa méthode pour contrer la menace de Lamine Yamal face au FC Barcelone, tandis que le milieu de terrain Vitinha a affirmé que le club de la capitale n’abordait pas ce sommet européen avec la peur au ventre face au prodige espagnol.
Le technicien et l’international portugais se sont exprimés ce lundi à la veille de la confrontation au Parc des Princes, programmée ce mardi soir dans le cadre de la 3e journée de la phase de ligue de la Ligue des champions, une affiche abordée par les deux formations avec six points au compteur.
Interrogé sur la manière d’endiguer Yamal, Enrique a indiqué : « La meilleure façon de défendre contre Yamal, c’est d’avoir le ballon ; s’il est pour nous, il ne sera pas pour lui et nous serons à l’aise », plaçant la bataille de la possession au centre de ses plans tactiques.
Ce défi s’avère d’autant plus grand en l’absence de Nuno Mendes, l’un des piliers du couloir gauche parisien, qui aurait naturellement dû faire face au virevoltant ailier barcelonais. Luis Enrique parie sur une gestion collective du danger, face à un adversaire qui compte également dans ses rangs Raphinha, Rodri et d’autres individualités de premier plan.
De son côté, Vitinha a évacué toute idée de complexe : « Je n’appellerais pas ça de la peur. C’est l’un des meilleurs joueurs du monde, mais réduire Barcelone à Lamine Yamal, ce n’is pas juste », soulignant que le PSG se prépare à affronter un collectif complet et non un joueur unique, aussi talentueux soit-il.
Évoquant la lutte dans l’entrejeu, le milieu portugais a ajouté : « Les deux équipes veulent le ballon, mais il n’y a qu’un seul ballon », s’attendant à une entame ouverte où chaque bloc exercera un fort pressing, avant qu’une formation ne profite de la baisse de régime de son rival et des espaces concédés.
Luis Enrique a par ailleurs balayé l’idée de comparer Yamal à Messi : « J’aime que Lamine veuille être Lamine, pas Messi », adoptant une posture mêlant admiration pour le talent du joueur et réserve face aux comparaisons hâtives avec la légende argentine.
Les propos de Vitinha ont également bifurqué vers le Ballon d’Or à l’approche de la cérémonie : « Le plus juste serait qu’il soit remporté par un joueur du Paris Saint-Germain qui a gagné la Ligue des champions », tout en saluant l’excellence de concurrents tels que Mbappé, Yamal, Harry Kane ou Michael Olise.
Ce choc met aux prises deux équipes affichant de superbes dispositions : le PSG a dominé Manchester City (4-2) avant de s’imposer à Strasbourg (3-1), tandis que le Barça a surclassé le Betis (5-2) pour signer son neuvième succès de rang en Liga. Pour autant, les deux camps ont réfuté l’étiquette de finale avant l’heure, voyant en cette affiche un test d’envergure au cœur d’une saison encore loin de son dénouement.




