Les ondes de choc du sommet entre Al Ahly et le Zamalek ne se sont pas dissipées au coup de sifflet final de l’arbitre slovène Rade Obrenovič. Le duel s’est déplacé du Stade international du Caire aux bureaux de la Fédération égyptienne de football (EFA), le club blanc imputant sa défaite (2-0) à la commission des arbitres et l’accusant d’avoir mal géré le choix du corps arbitral étranger.
La riposte d’Essam Abdel Fattah, président de la commission des arbitres, n’a fait qu’amplifier la polémique. Il a affirmé que le rôle de sa commission s’était limité à faire venir l’arbitre, précisant que la réclamation du Zamalek sera transmise à son instance par la Fédération avant qu’une réponse officielle ne soit rédigée.
Au micro d’OnTime Sports FM, Abdel Fattah a déclaré : « Je n’ai pas à rendre des comptes sur l’arbitre étranger, ma seule responsabilité était de le faire venir. Jugez-nous plutôt sur les arbitres égyptiens. » Il a ajouté que sa commission ne prenait parti pour personne et ne pouvait garantir la réussite d’un arbitre, fût-il l’un des meilleurs au monde.
Le patron des arbitres a poursuivi : « La Fédération nous soumettra la plainte du Zamalek et nous y répondrons », expliquant que les divergences d’écoles d’arbitrage amènent certains officiels européens à ne pas siffler des contacts que les arbitres égyptiens jugent fautifs, à l’instar des situations litigieuses impliquant Chico Banza lors de ce derby.
La commission avait opté pour Obrenovič après le refus de plusieurs fédérations européennes d’envoyer des arbitres d’élite, retenus par des échéances en Ligue des champions. L’arbitre slovène porte l’écusson de la FIFA depuis 2017 et a notamment dirigé des affiches comme France-Belgique en Ligue des nations, en plus d’officier dans plusieurs championnats arabes.
En face, le Zamalek a qualifié le trio arbitral d’« inconnu et bien en deçà du standing de la rencontre » dans un communiqué au vitriol, dénonçant des décisions orientées ayant faussé le résultat. Le club a pointé du doigt l’omission de deux penalties et le refus de visionner certaines phases litigieuses à la VAR, rejetant la responsabilité du revers sur une commission dont les choix manqueraient d’équité.
Les griefs du Zamalek se sont cristallisés autour des chutes de Chico Banza dans la surface face à Marwan Attia et Achraf Dari, ainsi que des doutes sur une position de hors-jeu d’Ahmed Sayed Zizo au moment de l’ouverture du score par Mohamed Hany. L’état physique de l’arbitre, son laxisme disciplinaire et son incapacité à sévir ont également été vivement critiqués.
Pour rappel, Al Ahly s’est adjugé la 133e confrontation grâce à des réalisations de Mohamed Hany et Monsef Bakrar (39e et 80e), s’emparant des commandes du championnat avec 16 points, tandis que le Zamalek concède son premier revers et stagne à la 3e place avec 13 unités.




