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PSG – Le Mans : Les Ultras quittent la tribune Auteuil après le retrait d’une banderole par la sécurité

La rencontre entre le Paris Saint-Germain et Le Mans s’est transformée en terrain de contestation inhabituel après le départ des membres du Collectif Ultras Paris (CUP) de la tribune Auteuil, pour protester contre l’intervention de la sécurité et le retrait de l’une de leurs banderoles.

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Les faits se sont déroulés en première période d’un match remporté 3-1 par le PSG dans le cadre de la 6e journée de Ligue 1, alors que les locaux menaient déjà grâce à un penalty de Lucas Beraldo.

Après avoir déployé une première banderole indiquant « Le Paris Saint-Germain est à sa place au Parc des Princes », les supporters ont affiché un message politique en soutien au mouvement lycéen en France, portant l’inscription : « Vos milices répriment, notre jeunesse résiste. »

Les agents de sécurité sont intervenus promptement pour décrocher la banderole, provoquant un léger accrochage dans les travées avant que les membres du CUP ne décident de quitter leurs emplacements pour rejoindre les coursives, laissant la tribune Auteuil quasi déserte avant la pause.

Les supporters ont regagné leurs places au retour des vestiaires en entonnant le chant « Liberté pour les ultras », mettant un terme à un mouvement de grève d’une dizaine de minutes. Cet épisode a toutefois dépassé le cadre sportif pour alimenter un vaste débat sur la liberté d’expression dans les stades français.

Cette banderole faisait écho à la contestation lycéenne amorcée mi-septembre pour réclamer davantage de moyens pour les établissements, une baisse des effectifs par classe, la rénovation des bâtiments et le recrutement d’enseignants, avant que la mobilisation ne fasse des petits dans plusieurs villes de l’Hexagone.

La position des supporters a reçu l’appui de personnalités politiques de gauche, à l’instar du sénateur parisien Ian Brossat saluant la solidarité des ultras avec les jeunes, de Fabien Roussel estimant que le mouvement était passé « des barricades aux tribunes », ou encore de la députée Ersilia Soudais affirmant que « le sport est politique ».

Le règlement intérieur du Parc des Princes interdit l’exposition de messages à caractère politique, idéologique ou philosophique. Pour autant, des sanctions contre le Paris Saint-Germain ne sont pas automatiques : la commission de discipline doit examiner la nature du message, le contexte et les diligences accomplies par le club pour l’interrompre.

Des sanctions financières ou un huis clos partiel de la tribune sont potentiellement envisageables, bien que la Ligue n’ait pas encore ouvert de procédure officielle, l’intervention rapide des stadiers pour enlever la banderole pouvant plaider en faveur du club. De son côté, Luis Enrique a indiqué avoir remarqué le mouvement des supporters sans en connaître les motifs précis, tout en réaffirmant sa préférence pour leur présence et leurs encouragements constants au stade.