José Mourinho a reconnu que le lien affectif qui l’unit à ses anciens clubs ne s’est jamais rompu malgré ses départs, tout en faisant une exception notable pour une seule équipe, relançant ainsi le débat sur son passage mouvementé en Angleterre.
Lors d’un entretien accordé au quotidien Corriere dello Sport, le technicien portugais a affirmé conserver des attachements humains et des souvenirs précieux avec la quasi-totalité des formations qu’il a dirigées, avant de souligner que son expérience à Tottenham avait été d’une tout autre nature.
Mourinho a expliqué ressentir une réelle proximité avec Porto, Chelsea, l’Inter Milan, le Real Madrid, Manchester United et l’AS Rome, qualifiant en revanche sa relation avec Tottenham de quasi inexistante sur le plan humain.
Le Special One avait déjà résumé son sentiment en déclarant : « Le seul club de ma carrière pour lequel je n’ai pas conservé un sentiment profond est Tottenham », attribuant cette distance au contexte particulier de la pandémie de COVID-19 et aux conditions de son départ.
Nommé sur le banc du club londonien en novembre 2019, Mourinho en a été limogé en avril 2021, à peine six jours avant d’affronter Manchester City en finale de la Coupe de la Ligue — une rencontre que Tottenham a finalement perdue sur le score d’un but à zéro.
L’entraîneur portugais estime que le président Daniel Levy l’a privé de l’opportunité de disputer une finale et de tenter de mettre fin à la longue disette de titres du club, faisant du timing de son renvoi un traumatisme plus marquant que les résultats sportifs qui l’ont précédé.
À l’inverse, Mourinho continue d’évoquer avec une vive émotion ses autres étapes professionnelles, tout particulièrement Chelsea, l’Inter et l’AS Rome, où il a bâti des succès majeurs et tissé des liens indéfectibles avec les supporters, faisant de Tottenham l’unique exception d’un parcours réalisé au sommet du football européen.




