Cristiano Ronaldo a révélé un chapitre stupéfiant de sa crise avec Jorge Jesus, confirmant avoir relu et validé en personne un document en huit points que le sélectionneur portugais devait débiter devant les journalistes pour éteindre la polémique.
Loin d’être une simple mise au point sur le match contre la Norvège, ce document comportait un éloge appuyé à l’égard de Ronaldo, le dédouanait de toute contestation tactique et contenait l’aveu explicite d’une erreur de Jesus envers un joueur qu’il plaçait au niveau de Pelé et Diego Maradona.
La crise a éclaté lorsque Jesus a modifié le plan initialement convenu pour gérer le temps de jeu de Ronaldo, l’informant le jour du match contre la Norvège qu’il pourrait l’utiliser pendant 30 minutes. Le capitaine portugais a accepté et s’est échauffé dès la pause, mais a vu le temps filer sans entrer en jeu, considérant cet épisode comme un premier manquement à la parole donnée.
48 heures plus tard, Ronaldo s’est réuni avec le sélectionneur et Simao Coutinho, directeur sportif d’Al-Nassr et témoin du premier accord entre les deux hommes. Selon Cristiano, une solution unique a été arrêtée : Jesus devait ouvrir sa conférence de presse avant le match contre le Danemark en répétant publiquement ses propos tenus à huis clos.
Fait encore plus singulier, l’entente s’est matérialisée par un document rédigé lors d’une visioconférence entre Jesus, Coutinho et Tiago Craveiro. Ronaldo a précisé l’avoir « validé personnellement » avant de le remettre au sélectionneur à sa demande, contraignant virtuellement ce dernier à lire un texte préétabli devant les médias.
Jesus devait ainsi réaffirmer qu’il était l’unique auteur de la stratégie de rotation, que Ronaldo s’y était conformé sans jamais contester ses choix, et déclarer qu’il avait été « exemplaire, loyal et professionnel », tout en soulignant son impact positif et son dévouement envers la sélection depuis 24 ans.
La clause la plus spectaculaire imposait au sélectionneur de reconnaître : « J’ai commis une erreur en demandant à une personnalité de la carrure de Pelé ou Maradona de s’échauffer sans le faire entrer. Si c’était à refaire, je ne le ferais pas. » Jesus devait ajouter : « Je veux Cristiano en sélection, et pour tout vous dire, je ne le veux pas un peu, je le veux énormément. »
Le texte prenait également la défense de Ronaldo sur l’épisode des supporters non salués, prévoyant que Jesus affirme : « Quelqu’un qui compte plus de 230 sélections n’a pas de leçons à recevoir de ma part sur l’amour du maillot », tout en rappelant sa disponibilité constante auprès des fans pour des autographes et des photos. Ronaldo a néanmoins précisé que ce document ne réclamait pas d’« excuses personnelles », bien qu’il contînt une reconnaissance explicite de faute et un hommage inédit.
Lors de son passage devant la presse, Jesus a finalement ignoré le script pour adopter, selon Ronaldo, un ton autoritaire axé sur le principe du « Je veux, je peux et c’est moi qui décide ». Voyant là une seconde promesse rompue, Ronaldo a quitté le rassemblement avant la rencontre face au Danemark. Tout en présentant ses excuses aux supporters ainsi qu’à ses coéquipiers et en se disant prêt à purger sa sanction, Ronaldo a affirmé qu’il resterait à la disposition de l’équipe nationale à l’avenir, scellant un épisode inédit : un capitaine légendaire validant le discours de son sélectionneur, et un entraîneur refusant au dernier moment de réciter le texte.




