Le président du Real Madrid, Florentino Pérez, a intensifié ses démarches contre le FC Barcelone dans le cadre de l’affaire Negreira, un changement d’attitude attribué par la presse espagnole à la fin de l’alliance conclue entre les deux clubs autour du projet de Superligue européenne.
D’après le quotidien Marca, le patron madrilène avait initialement refusé de s’en prendre frontalement à la direction catalane aux premiers jours de l’affaire, déclarant à l’époque : « Ce sont des amis et nous avons besoin les uns des autres », les intérêts stratégiques communs primant alors sur la rivalité sportive.
La relation s’est détériorée après l’officialisation en février 2026 du retrait du FC Barcelone du projet de Superligue et son rapprochement avec l’UEFA et l’Association européenne des clubs (ECA), isolant le Real Madrid dans sa bataille institutionnelle.
Le club madrilène a par la suite durci sa position en transmettant un dossier exhaustif à l’UEFA pour réclamer des sanctions disciplinaires et financières à l’encontre de son rival, tandis que Florentino Pérez a qualifié l’affaire Negreira de plus grand scandale de l’histoire du football.
Pour rappel, l’affaire porte sur le versement par le FC Barcelone de plus de 7 millions d’euros entre 2001 et 2018 à des sociétés liées à José María Enríquez Negreira, ancien vice-président du Comité technique des arbitres. Le club catalan réaffirme que ces sommes rémunéraient des prestations de conseils et de rapports d’arbitrage, excluant toute tentative de corruption ou de manipulation des résultats.
En réponse, le FC Barcelone a engagé des poursuites judiciaires contre Florentino Pérez à la suite de ses déclarations remettant en cause la légitimité des titres remportés par le club. Le tribunal a fixé une audience de conciliation préalable au 25 novembre avant l’ouverture éventuelle d’un procès pour diffamation.




