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La justice classe sans suite la plainte pour harcèlement moral de Kylian Mbappé contre le PSG

Le volet pénal du conflit opposant Kylian Mbappé au Paris Saint-Germain est définitivement clos, les juges d’instruction parisiens ayant prononcé un non-lieu dans l’affaire de harcèlement moral visant son ancien club.

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Rendue à la fin du mois de mai 2026 avant d’être révélée début octobre, cette décision s’explique par l’absence d’éléments suffisants pour poursuivre la procédure, d’autant que l’actuel attaquant du Real Madrid a lui-même retiré sa plainte et cessé d’alimenter les accusations.

Pour rappel, Mbappé avait déposé cette plainte en mai 2025, accusant le PSG de harcèlement moral et de tentatives d’intimidation pour le contraindre à prolonger son contrat, à la suite de sa mise à l’écart du groupe professionnel durant l’été 2023.

Les motifs du classement de l’affaire

Cette procédure judiciaire était liée à la pratique dite du « loft », consistant à isoler certains joueurs de l’effectif principal afin de les pousser à prolonger ou à accepter un transfert.

Après avoir notifié au PSG son refus d’activer la clause de prolongation jusqu’en 2025, le capitaine des Bleus avait été temporairement écarté de la tournée d’été et des entraînements collectifs, avant d’être réintégré par l’entraîneur Luis Enrique.

Le joueur a finalement retiré sa plainte en juillet 2025, quelques semaines après l’ouverture d’une information judiciaire et la désignation de deux juges d’instruction. Les magistrats ont estimé qu’il n’était plus pertinent de poursuivre les auditions de témoins et de mis en cause dès lors que le plaignant ne soutenait plus sa propre action.

Ce classement sans suite ne constitue pas un jugement sur le fond tranchant la réalité des faits allégués, mais marque la fermeture du dossier faute d’éléments probants et en l’absence de constitution de partie civile.

L’issue du litige financier de 61 millions d’euros

Parallèlement au volet pénal, la bataille financière majeure porte sur les arriérés de salaires, primes et congés payés réclamés par le joueur pour les derniers mois de son contrat.

Alors que la réclamation initiale portait sur près de 55 millions d’euros, le Conseil de prud’hommes de Paris a condamné le PSG, le 16 décembre 2025, à verser environ 61 millions d’euros à son ancien attaquant.

Le Paris Saint-Germain ayant renoncé à faire appel de cette décision, le jugement prud’homal est devenu définitif. De son côté, la cour d’appel a jugé abusive la saisie conservatoire de 55 millions d’euros effectuée par le joueur sur les comptes du club, le condamnant à verser 60 000 euros au PSG, sans remettre en cause la condamnation principale portant sur ses créances salariales.

Si le chapitre pénal se solde par un classement sans suite, Mbappé a obtenu gain de cause sur l’essentiel du volet financier. La fermeture de cette instruction pénale représente le dernier grand dossier judiciaire connu entre les deux parties, mettant un terme définitif à leur séparation orageuse.