Le journaliste français Bruno Poncet a invité Achraf Hakimi à prendre temporairement du recul avec le football et à suspendre ses activités sous le maillot du Paris Saint-Germain jusqu’à la tenue de son procès pour viol.
Cette prise de position fait suite au rejet par la Cour de cassation du pourvoi formé par le joueur contre sa renvoi devant la cour d’assises, fermant ainsi la dernière voie de recours permettant d’éviter un procès.
Intervenant dans l’émission Les Grandes Gueules, Poncet a déclaré : « Mon amour pour le Paris Saint-Germain ne peut pas être supérieur à mes valeurs », estimant que son attachement au club de la capitale ne devait pas conduire à faire abstraction de l’affaire ou à cautionner la poursuite normale de la carrière du joueur.
« La carrière d’Achraf Hakimi devrait être mise entre parenthèses jusqu’à ce que le procès ait lieu et qu’il puisse se défendre », a-t-il ajouté, souhaitant voir le défenseur prendre lui-même la décision de s’éloigner des terrains avant tout jugement.
Le journaliste a également établi un lien entre la procédure judiciaire et la baisse de régime du latéral marocain ces derniers mois, suggérant que la pression médiatique et mentale liée au dossier pouvait impacter son niveau de jeu.
Poncet s’est appuyé sur ses prises de position passées concernant l’acteur Gérard Depardieu, affirmant qu’il se devait de rester fidèle à sa ligne de conduite et de ne pas adapter ses principes par simple sensibilité de supporter parisien.
Il a toutefois précisé que cet appel relevait d’une opinion personnelle et ne traduisait aucune décision officielle du PSG, de la Fédération Française de Football (FFF) ou des instances judiciaires.
L’affaire remonte à février 2023, lorsqu’une jeune femme a accusé l’international marocain de l’avoir agressée sexuellement à son domicile de Boulogne-Billancourt. Le parquet avait requis son renvoi devant les assises en août 2025, une orientation confirmée par le juge d’instruction puis par la cour d’appel.
Achraf Hakimi clame son innocence depuis le début de l’instruction. Sa défense souligne des contradictions dans le récit de la plaignante et réaffirme l’existence d’éléments favorables au joueur. Alors que la date du procès—pressenti pour 2027—reste à fixer, le joueur continue de bénéficier de la présomption d’innocence.




