Le départ anticipé de Mohamed Salah du rassemblement des Pharaons avant le déplacement à Djouba a déclenché une crise interne fragilisant le sélectionneur Hossam Hassan, malgré le communiqué de la fédération (EFA) affirmant que cette décision avait été planifiée afin de préserver le joueur de la pelouse synthétique du Soudan du Sud.
Si la version officielle évoque un simple repos accordé pour la rencontre du 29 septembre, plusieurs médias locaux attribuent ce départ à l’agacement de l’attaquant après son remplacement à l’heure de jeu lors du nul (0-0) contre l’Angola, alors qu’il ne souffrait d’aucune blessure.
Hossam Hassan a remplacé son capitaine par le milieu offensif Ahmed Mostafa « Zizo » à la 60e minute, un choix contesté au vu de la nécessité d’arracher la victoire. Des rapports indiquent que le joueur du Real Madrid a rapidement quitté le vestiaire sans échanger longuement avec son entraîneur.
En conférence de presse, le technicien égyptien a justifié sa décision : « Le remplacement de Mohamed Salah répond à une vision tactique liée aux exigences de la rencontre », ajoutant : « Je suis satisfait de la prestation de l’équipe, tous les joueurs se sont donnés à fond. » Son frère Ibrahim Hassan, directeur de la sélection, a confirmé que le joueur avait obtenu l’autorisation de quitter le groupe conformément à l’accord préalable concernant le terrain en synthétique.
Cet épisode survient dans un climat de vive tension entre le staff technique et le club d’Al Ahly, après que Hassan a déclaré que le gardien Mohamed El Shenawy était « fini » dans son club avant de retrouver son niveau en sélection. Al Ahly a réagi via un communiqué dénonçant des propos jugés inacceptables envers l’un de ses cadres et réclamant une prise de position officielle de l’EFA.
Selon plusieurs sources journalistiques égyptiennes, la Fédération Égyptienne de Football envisagerait de limoger Hossam Hassan et son staff en cas de contre-performance ou de prestation décevante face au Soudan du Sud.
Le match nul et vierge concédé au Stade international du Caire a suscité de vives critiques, les observateurs pointant du doigt le contraste saisissant entre cette prestation terne et les performances abouties livrées lors de la Coupe du Monde 2026.
Bien que le technicien de 60 ans ait prolongé son bail après le Mondial jusqu’en 2030, une éviction semble aujourd’hui plus proche que jamais, alors que les tensions s’accumulent avec Salah, la direction d’Al Ahly et les principaux acteurs du football égyptien.




